PrésidentJean-Marc NAILLON  

Président de l’Abeille Périgordine

 

 

 

Perte de ruches et pesticides :

Quelques remontées du terrain ont fait état d'une mortalité importante dans certains ruchers.

Nous avons pu nous apercevoir que ces pertes de ruches étaient parfois massives, que des ruchers importants ont été décimés, que des ruchers proches les uns des autres ont parfois été touchés par ce phénomène et que le même apiculteur pouvait avoir à la fois des ruchers sans aucunes pertes, avec des colonies en grande forme et parallèlement un ou des ruchers décimés. Cette observation doit nous renforcer dans l'idée que les pratiques apicoles ne sont pas en cause, et que les causes de ces pertes parfois importantes dépendent directement de l'environnement du rucher.

J'encourage chaque apiculteur qui voit mourir en nombre des colonies à la sortie de l'hiver à déclarer ses pertes à la D.D.C.S.P.P. C'est le seul moyen pour alerter les pouvoirs publics de nos difficultés.



Lors de notre participation à la rencontre avec le directeur de cabinet du Préfet, nous avions peu de chiffres à présenter, car les apiculteurs nous signalent peu leurs pertes, mais les quelques témoignages dont nous avons pu faire part étaient très significatifs. Grâce aux apiculteurs aquitains qui ont bien voulu présenter leurs difficultés, les pouvoirs publics ont pris conscience de l'importance des facteurs environnementaux dans la protection de l'abeille. Nous soupçonnons bien entendu les insecticides, et notamment les néonicotinoïdes utilisés sur le maïs, dont nos abeilles récoltent le pollen lorsqu'il n'y a pas d'autres fleurs à butiner. La rémanence de ces produits dans le sol les rend également dangereux lorsque les céréales sont suivies par une culture de plantes à fleurs.

La récente interdiction par l'Europe de ces insecticides, pour 2 ans, à partir du 1er décembre 2013 et sur certaines cultures, est une première avancée mais la bataille à mener est encore longue pour obtenir leur interdiction totale.


Frelons asiatiques :

Le classement du frelon asiatique en nuisible de 2ème catégorie n'a pas changé grand chose pour les apiculteurs de la Dordogne en ce début de saison. Nous devons toujours piéger les reines fondatrices dans nos ruchers et nous devons toujours essayer d'obtenir l'adhésion du plus grand nombre à notre campagne de piégeage.

Comme l'année dernière, nous avons réussi au début du printemps à garder une présence importante dans la presse, grâce à l'engagement de quelques uns des administrateurs de notre syndicat qui se sont déplacés pour animer des réunions d'informations sur le piégeage de printemps.

La commune de TRELISSAC, précurseur dans ce domaine, a accentué encore son action, d'autres communes nous ont rejoints en organisant des campagnes de piégeage et nous les remercions pour ce courage.

Les équipes municipales affichent ainsi leur engagement fort au côté de l'apiculture et de la défense de la biodiversité. Leur dynamisme peut montrer la voie à suivre aux pouvoirs locaux. Chaque apiculteur peut s'emparer de ces informations pour aller demander à son maire de mettre en place une campagne de piégeage, comme cela s'est fait à BEYNAC ou à Ste ALVERE.

L'Abeille Périgordine reste clairement engagée pour le développement du piégeage de printemps des femelles fondatrices de Vespa velutina. C'est la seule méthode respectueuse de l'environnement qui nous permet de lutter efficacement contre ce prédateur. Nous restons cependant toujours à l'écoute des chercheurs pour découvrir une méthode encore plus efficace. Mais en attendant, il nous faut protéger notre cheptel et continuer d'encourager le piégeage.

Fête des abeilles et du miel :

Ceux qui ont fait le déplacement le 10 février dernier à TRELISSAC ont pu constater que notre fête des Abeilles et du Miel avait changé de dimension. Le public s'y est présenté très nombreux et a apprécié nos différentes animations. Les apiculteurs exposants ont réalisé de très belles ventes tout au long de la journée. La conférence de Jean RIONDET a remporté un vif succès car les 100 chaises installées dans la salle des conférences n'ont pas suffi. Nos amis des différents départements voisins qui s'étaient déplacés pour l'occasion nous ont fait part de leur satisfaction devant la qualité de l'exposé. Chacun est reparti avec le sentiment d'avoir partagé un grand moment de l'apiculture du département.

Je dois remercier par ces lignes les nombreux bénévoles qui ont permis le succès de cette manifestation. Un petit groupe avait initié les propositions de longs mois auparavant, puis le Conseil d'Administration avait enrichi l'organisation. Enfin, nous étions une vingtaine ce jour là et la veille, pour l'installation et l'animation. Ces moments sont toujours riches d'échanges et de convivialité. Chacun d'entre nous a pu apporter sa pierre à l'édifice, à son niveau de responsabilité, et selon ses disponibilités, pour que la fête soit une réussite.

Le Conseil d'Administration du 16 Mars a proposé à l'unisson que cette manifestation soit renouvelée en 2015, et j'ai bien senti à ce moment là que la question de sa reconduite paraissait incongrue.

Je dois remercier également la municipalité de TRELISSAC sans qui cette fête ne serait pas possible, car le foyer socio-culturel qu'elle met à notre disposition est une structure parfaitement adaptée à la venue d'un public aussi nombreux.

La Confrérie des Abeilles et du Miel en Périgord est née symboliquement pendant notre fête.

Elle a été adoubée par d'autres confréries du département. C'était sa place que de se lancer sur la scène publique à cette occasion, car l'Abeille Périgordine est partenaire de cette nouvelle association et à décidé d'aider ces apiculteurs dans cette aventure originale.

Je suis persuadé que cette nouvelle structure apicole pourra contribuer au rayonnement de l'apiculture du Périgord et à la promotion de nos produits de la ruche. Elle apportera une dimension différente de l'action syndicale en étant présente dans des champs d'action où nous n'intervenions pas.

Elle pourra notamment faire rayonner le miel de la Dordogne au delà des limites de notre département. Je ne doute pas que nous aurons toutefois l'occasion de nous retrouver côte à côte à l'occasion de manifestations traditionnelles où nous continuerons de présenter nos actions syndicales.

 


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