PrésidentJean-Marc NAILLON  

Président de l’Abeille Périgordine

 

 

Je tiens tout d’abord à souhaiter une très bonne année 2014 à l’ensemble des adhérents de l’abeille périgordine, une année de fleurs et de miel, une année de santé pour vous et vos proches, une année de grande forme pour nos abeilles.
L’année nouvelle a commencé par une quinzaine de jours d’extrême douceur. Les apiculteurs ont pu observer des rentrées de pollen dans les ruches dès la première semaine : pollen de noisetier peutêtre, dont vous verrez la description dans les pages de cette revue, pollen de bruyère à floraison hivernale comme j’ai pu l’observer début janvier dans un jardin sarladais.
La saison semble donc partie pour nos abeilles, mais l’apiculteur peut s’inquiéter pour plusieurs raisons : l'hiver est loin d’être terminé, les réserves de miel dans les ruches risquent d’être entamées au-delà de la moyenne de consommation hivernale; il faudra s’assurer que chaque colonie ait la quantité de miel suffisante pour passer à l’élevage plus intensif de début de printemps.
Il est vraisemblable que, à la date où j’écris ces lignes, il n’y ait pas encore eu d’arrêt de ponte dans les ruches et que les abeilles aient entretenu un couvain réduit pendant toute la première partie de l’hiver. L'absence d’arrêt de ponte est un facteur favorisant pour le développement du varroa. Sa population pourrait se développer un peu plus rapidement au printemps. Le contrôle de la chute naturelle de ce parasite s’avérera indispensable en cours de saison pour que chaque apiculteur adapte sa stratégie de lutte. La conférence du Docteur Barbançon, le 30 novembre dernier à Grignols, a montré toute l’importance de compléter les moyens de lutte habituels par une observation régulière permettant de connaître la réalité de l’infestation des colonies. L'abeille australienne de la couverture de cette revue n’a jamais connu le varroa. Souhaitons qu’il en soit ainsi encore longtemps, car ici, le varroa continue ses ravages : il est bien plus redoutable que dans les premières années de son arrivée en Dordogne.
L’utilisation méthodique des médicaments autorisés est indispensable. Le suivi du développement de sa population l’est aussi, pour mettre en place, s’il y a lieu, des moyens supplémentaires pour le combattre (traitement de printemps, piégeage dans le couvain de mâles, confection de nucleï, blocage de ponte, …)
Si la douceur devait continuer en Dordogne, des femelles fondatrices de frelon asiatique pourraient émerger plus tôt que les années précédentes. Là encore, l’apiculteur devra adapter son calendrier de travail et envisager de poser quelques pièges plus précocement. Nous avons pu, à quelques exceptions près, vivre une saison 2013, avec une pression moindre de ce prédateur, il ne tient qu’à nous de réduire son impact sur les ruches en piégeant méthodiquement dans nos ruchers et sur les lieux des nids des années précédentes. Le graphique des résultats de piégeage à Meyrals, dans les pages de cette revue vous aidera à visualiser les différences et les points communs entre les deux dernières années de piégeage.
L'excellent exposé du président de l’UNAF, lors de notre A.G. de Trélissac , a montré que l’apiculture a d’énormes espaces pour se développer.
Travaillons ensemble cette année pour que vive l’apiculture du Périgord !


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